Les Banksters

Publié le par le desobeissant

C’est ni l’âge, ni l’hiver, non, c’est l’os. On l’a dans l’os et pis c’est tout, et pis c’est marre. Y’a plus d’issue. Le périmètre est bouclé, Chérie, ce n’est pas qu’on a rien vu, c’est juste qu’on a laissé faire, par fainéantise. Par lâcheté. C’est fini. Comme qui dirait. Y’a plus que le chaos qui vaille. Vivement qu’il se radine.

1270055133[1]En attendant, faisons pas dans l’amphigourique, n’est-ce pas, c’est pas l’heure, c’est pas le temps, faut causer simple et cru pour s’attirer la sympathie des masses, jacter, à l’emporte-pièce, apocopes, aphérèses, au truisme, à l’équation, la mathématique, celle que le peuple comprend, derechef, sans se creuser la tête … Y’a pas plus fainéant du caberlot que celui-ci, le peuple. Il gobe tout. Recta. Alors s’indigner … Vous pensez ! …
Cher monsieur, sauf le respect que je vous dois, vous êtes bien aimable, attendrissant, bien urbain, mais s’indigner, c’est trop tard. C’est fini. Elle est pliée, l’histoire, résolue, depuis belle lurette, depuis lustres. Ils ont tout pris, monsieur, se sont servis, y’a plus rien, et nous, qu’on a laissé faire, même qu’on n’a pas moufté, rien, zéro. Moins que tout, moins que cons, que nous sommes ... S’indigner maintenant, alors qu’ils nous ont vidés, dépecés, ficelés, lavés, essorés, formatés, enrôlés, désossés, encore une fois, cher monsieur, vous êtes bien gentil … voilà, c’est le terme, l’adéquat : gentil … Mais c’est trop tard. Terminé. Le pognon, c’est eux qui l’ont. Le grisbi. Pas touche ! La finance, la banquière, la Reine-Mère, celle qui fait tourner le monde, le Nouvel Ordre Mondial, celui qui assujettit, esclavagise, ratiboise, décommunise, qu’instaure une pensée et une seule, une culture et une seule, une langue pas plus, il a gagné, triomphé, et l’on n’y peut plus rien. C’était avant, très avant, qu’il fallait s’indigner, protester, dans toutes les rues du monde, dire non, prendre les armes même … mais dorénavant, c’est trop tard, monsieur. On a laissé filer, crétins, endormis, fainéants, lâches, soumis, larbins, serviles ! Alors de s’indigner, maintenant, que tout est fini, de quoi aurait-on l’air, monsieur ? De rien … De clowns et pis c’est tout. De paquets de viandes.
On a trop regardé passer les trains, ceusses du pognon, sans broncher. Notre pognon, de surcroît, monsieur ! Le nôtre, c’est certain, affirmatif ! Pourquoi voulez-vous qu’on s’indigne ? Même pour le
Madoff, on a rien dit. Rien ! Et pour tous les autres, pareil. Ou si peu … A table, le soir, dans un bistrot, petite indignation confortable, qui n’engage à rien, qui soulage, et le lendemain, on retourne au chagrin, pour 1100€ le mois... Et encore, je suis large... Vous savez combien ça palpe un Madoff ? … 200, 500, 1000 fois ce qu’on gagne, monsieur ! L’aurait fallu s’indigner dès 5 fois, voyez. Si vous dites rien, bougez pas le doigt, l’oreille, pas même la queue, que vous laissez faire, dès 5 fois, y’a plus à s’indigner.
Un
Proglio, z’êtes au courant, combien ça se met dans les poches, l’année ? … 200 fois notre pain dur. Voire plus ... Oh, il présente bien Proglio. Itou Bolloré, Lagardère, Bettencourt, Arnaud, Dassault, Servier, Bouygues, Rothschild, Puech, Guerlain, Louis-Dreyfus, c’est de l’intelligence. Ça se monnaye, l’intelligence. Les hautes études. La roublardise. Faut croire … Mais 500, 600, 1000 fois notre malheur, c’est de la disproportion. Ça est pas normal, ça est pas justice.
Mais que voulez-vous le peuple, tous les peuples, ça marche aux boniments, tu lui dis « travail », « mérite », « récompense », il plonge. Et deux fois. Et encore. Et toujours. Y voit pas l’embrouille, l’entourloupe. L’endormi. Recroquevillé sur ses petits acquis de pauvre, ses RTT riquiquis, ses vacances
à crédit, sa sociale sécurité … On lui fait comprendre, à l’enclume, que c’est cadeau, c’est sacrifice, la collectivité, la solidarité, trime, trime, mon coco, et tais-toi, renégat ! Et savez-vous quoi ? Il obtempère. Soumis … C’est misère, n’est-ce pas ? Pendant que Madoff et consorts, ils t’assèchent et se bâfrent, 1000 fois, 3000 fois ! Et nous qu’on dit rien.
La vérité, monsieur, c’est lorsque les Lehmann, Bettencourt, Servier, et tous les autres, ils s’emplument, c’est nous qui paye les déficits. Sans mots dire. Comme des glandus. Comme des grecs … Et l’on nous parle de solidarité ? Solidarité, mon cul ! Nous sommes solidaires de qui, de quoi ? Mais des Madoff, des Rothschild, des Dassault, de la finance, du Nouvel Ordre Mondial. Voilà, l’histoire. C’est nous autres, qui les engraissons, copieux. On a dit oui, monsieur. Par renoncement. Par lâcheté. Par fainéantise …
Quelques jours, on s’acharne sur
un Ribéry. C’est crétin, un Ribéry. C’est pas Proglio, voyez … Proglio, c’est intelligent. C’est raffiné. Mais Ribéry .. D’où qu’y sort ? Alors que c’est idem. C’est pas une affaire de Proglio, de Ribéry. C’est une question de disproportion. Dans les deux cas … Qu’on soye intelligent ou crétin, qu’on vienne des beaux quartiers ou de la merde, y’a pas à tortiller, 500 fois, 1000 fois, 3000 fois, c’est même plus de l’indécence, c’est notre faute … Fallait dire non, dès 5 fois ! ... Faire une distinction entre un Proglio et un Ribéry, c’est discrimination. Ça n’a pas lieu d’être. Les coupables, c’est nous ! Parce qu’on n’a rien dit. Laissé faire. Embobinés. Trimballés. Etriqués.
Alors s’indigner, dès lors que tout est plié, terminé, que le Nouvel Ordre Mondial avec sa langue, sa pensée, sa dictature, est bel et bien installé, adoubé de surcroît par tous les régimes de la planète, Iran et Chine comprises, vous n’y pensez pas, monsieur ! C’est trop tard. C’est fini. A moins de prendre les armes. Lourdes.
Un carnage. Le chaos. Voilà ce qu’il nous reste. Rien d‘autre. Et pis c’est tout.

 

Source :Refais le monde avant qu'il ne te refasse!

Publié dans Nouvel ordre mondial

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