Rigueur : Quand Fillon nous prend vraiment pour des cons

Publié le par le desobeissant

En dehors des périodes pré-électorales, nos politiciens en général, l’UMP en particulier, semblent avoir très peu d’imagination. Une crise, des taxes. Une crise, des taxes. Un syndrome franco-français qui date de la nuit de temps et qui a engendré le pays que nous connaissons.
Sans surprise, ou presque, notre Fillon national ne change rien au réflexe taxophile mais y ajoute ce subtil parfum de grotesque propre au National Sarkozism.

A en lire les commentaires sous les articles de ce sujet, la mesure la plus ridicule – celle qui retient toutes les attentions – reste la taxe sur le soda. Une taxe qui restera graver dans les mémoires symbole des faux-semblants sarkoziens. Pourquoi ?
Parce qu’en théorie, elle permettra de faire rentrer un peu d’argent avec cette auréole liée à la protection de la santé, alors qu’en pratique, une taxe à 1 centimes sur la canette, ne changera strictement rien. Sauf l’arrière goût sirupeux de nous prendre un peu plus pour des cons. A quand la taxe sur les chips, le calendos et le verre de rouge ?
Ce qui reste le plus intéressant dans ces commentaires, ce sont les propositions bien plus courageuses et dont la valeur respective sera laissée à votre seul jugement.

- Suppression du Sénat et Dégraissage des effectifs de parlementaires
Certains s’étonnent du nombre proportionnellement indigeste de nos représentants : 577 députés, 343 sénateurs alors que dans le même temps, il n’y a que 736 parlementaires pour l’Europe entière à Bruxelles ! La France bat ainsi un record mondial de la « représentation » avec
1 élu pour 104 habitants, une France bureaucratique à liquider.

- Effort commun des politiciens, histoire qu’ils montrent l’exemple plutôt que des pratiques honteuses comme les nouveaux palaces volants de Sarkozy (Air Sarko One et Falcon 7XXX), les allers-retours en Falcon de Fillon dans la Sarthe tous les week-ends, les voitures de fonction en pagaille des ministres et parlementaires, les coûts liés aux conférences (bientôt une internationale à Paris), rendre imposables les indemnités des haut-fonctionnaires…

- Effort des Multinationales avec Total en ligne de mire qui ne paye quasiment pas d’impôt en France malgré sa dizaine de milliards de bénéfices

- Taxe sur les sociétés de 8% comme en Allemagne

- Plafond des déductions fiscales à 50%

- Doublement de la TVA sur les produits de luxe

- Taxe sur les bénéfices des banques spéculatrices bien françaises SG, BNP, Natixis, Dexia, CACIB…

- Prélèvement à la source et réforme fiscale dans son ensemble

- Amendes et PV proportionnels au revenu

sarkocola ld[1]Car les veaux que nous sommes n’oublient pas tous… le bouclier fiscal, les 2 milliards et demi d’euros de vaccins de Miss Bachelot, les 560 tonnes d’or vendues en 2004 quand Sarkozy était ministre des finances, soit une perte de 18 milliards d’euros (sic !), les 15 milliards d’euros prêtés à la Grèce. (plus de chiffres horribles ici)
La « Crise » justifie tout. Même les plus injustes décisions, même les plus inutiles, même le détricotage des mesures pourtant « phares », même le reniement des promesses.

Une escroquerie pure et simple
D’autant que derrière les grandes annonces tonitruantes comme les petites ridicules (celle du soda +1 centime la canette demeure collector), tel un prestidigitateur, le gouvernement nous fait un joli tour de passe-passe :
-
La hausse déguisée de la CSG
-
La Ponction de 300 000 millions € du Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels
Comme à l’accoutumée, les médias classiques ont été très discrets sur ces deux arnaques éhontées, non par collaboration avec le National Sarkozism, mais simplement par une incompétence notoire voire cette feignantise généralisée d’investiguer au-delà des communiqués de presse officiels.
Ce qui nous fait nous dire, que ce plan de rigueur relève plus d’une escroquerie pure et simple que du bricolage honteux, annoncé par l’opposition, toujours en-deçà des réalités.

Finalement le problème des finances de la France, comme de sa gestion globale, se résume à un seul principe :
Il devient plus que temps que nos politiciens rendent des comptes au peuple. Que ce soit en matière de finance publique ou de protection de notre environnement (et
donc de notre santé), là voilà la vraie « règle d’or »que tous les partis devraient proposer.

 

Source : Cpolitic

 

 

 

Publié dans France

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