Trafic autour des interdits artificiels

Publié le par le desobeissant

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Il n’y a rien à voir entre les modes de production du haschich et du safran. Le premier est le pollen débordant d’une plante rustique qui est récolté à l’heure de canicule par brossage comme le font les abeilles. Deux rangées de cent plants peuvent produire cent grammes de matière et l’on peut renouveler la même quantité la semaine suivante. Le second se récolte à la pince à épiler étamine par étamine et une par une, et entre l’aurore et le lever du soleil, c’est-à-dire moins d’une heure par jour. Le premier, ultra commun, qui circule par centaines de tonnes est à 10,000 euros le kilo, alors que le second qui représente une production mondiale égale à 300 tonnes est à 8,000 euros ? Il est à noter d’ailleurs que chacune pousse très bien par nos latitudes, ce qui justifie aucune exportation ni trafic, eux même entièrement motivée par nos stupides interdits législatifs.

Faites tomber l’interdit qui pèse sur la première, qui constitue à lui seul l’unique vraie raison de sa rareté artificielle sur le marché, et donc de son prix sujet à spéculation législative, et subitement sa valeur tombe à presque rien, ruinant ainsi tous les trafiquants, et tout rentrerait enfin dans l’ordre.

Nos législateurs, en perpétrant cette ignominie favorisent ces trafics honteux et coûteux qui rongent notre société par la base et encouragent tous les trafics les plus lamentables. Cela ne grandit pas que le portefeuille de mafias locales et de trafiquants en bout de chaine, et constitue parfois le seul moyen pour ces pays de se reconstituer une économie moyenne. Ce n’est pas le meilleur moyen de payer la dette envers les pays en déficit commercial favorisé par nos lois prohibitives et généré par le vol manifeste et nos pillages honteux de matières premières à bas prix. Pire, c’est la revanche des pays lésés qui vient ruiner notre jeunesse, laquelle n’est nullement responsable de ces états de faits. Cela sonne d’autant plus faux au moment où la Californie, pays à l’origine de toutes nos modes depuis la dernière guerre, légalise aujourd’hui comme de nombreux pays européens l’ont déjà fait.

 

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Cela permettrait de vider les prisons de jeunes désœuvrés par une politique en dessous de tout et d’y coller tous nos politicards véreux qui y mériteraient bien leur place ! Il y a urgence parce que la cocaïne coupée aux pires dangereux poisons, qui arrive sur le marché, fait encore plus de mal à la France qu’une petite plante naturelle que Dieu nous fit, juste pour rire à souhait le soir venu, et pour zéro balle, quand elle pousse très bien à nos balcons...

Jeter l’opprobre sur la petite plante naturelle et le petit banlieusard déjà victime ne sert qu’à occulter la responsabilité bien plus sournoise et dangereuse de notre organe législateur au pouvoir, sur les épaules duquel pèse toute la misère de milliers de familles obligées. La liberté des êtres et des plantes est la première chose à libéraliser avant le profit légalisé des systèmes de filières économiques et machiavéliques. Notre civilisation entièrement trompée et usurpée par une économie soutenue par des agences de notation toutes menteuses, se voit également volée de la réputation chroniquement déclarée dangereuse et interdite d’une substance, non anodine, mais sans danger aucun. Se refuser d’ouvrir les yeux sur cette injustice bassement humaine c’est cautionner les guerres dont se repaissent les gouvernants voraces pour lesquels nous votons à notre grand damne.

Il ne manque plus, dans la palette des nouvelles lois pour nous sauver de cette crise, que de légaliser les maisons closes et le jeu en ligne, c’est-à-dire en deux mots, libéraliser le sexe et le vice. Encourager le citoyen à légalement vendre sa femme et claquer l’argent au casino ne me semble pas en soi, la méthode la plus honnête pour relancer la consommation si ce n’est, de chair humaine et de vents d’espoirs perdus. Ne faut-il pas être gravement vicieux jusqu’à la moelle pour oser ainsi tendre un tapis rouge aux mafias mondiales et ouvrir la porte aux dernières griffes les plus pointues des maitres de ce monde venimeux. S’il faut passer par toutes ces étapes ruineuses pour assurer le paradis de quelque privilégiés en haut de l’échelle et pour ce faire, contaminer l’ensemble de la population, en rien ceci ne correspond à l’image du paradis sur terre si celui-ci est entièrement appuyé sur la ruine du petit peuple d’en bas.

La liberté d’interdire n’a plus de sens quand elle ne consiste qu’à interdire la liberté. Ce principe est bien représenté par un serpent qui se mord sa propre queue, voire pire, qui s’introduit la tête dans son sale orifice anal. Il serait temps d’ouvrir les yeux, hommes de pouvoir...

Source :Agoravox

 

Publié dans societe

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