Un témoin a affirmé à la juge Prévost Desprez que Sarkozy avait touché de l’argent de Bettencourt

Publié le par le desobeissant

C'est dans un livre de Fabrice Lhomme et Gérard Davet Sarkozy m'a tuer (titre un peu facile) que l'on découvre tout l'aspect détestable et même immonde du clan Sarkozy. Ils ont interrogé 27 victimes expiatoires de Sarkozy, Sarkozy qui dit : « si on n'est pas avec moi on est contre moi  ». On y découvre un rapport à l'argent extraordinaire malsain et un rapport au pouvoir digne des lettres de cachet. Dans ce livre on découvre comment un témoin déclare à la juge qu'elle a vu Bettencourt remettre de l'argent à Sarkozy, on y raconte aussi comment la machine policiaro-judiciaire se met honteusement au service du pouvoir pour étouffer les affaires, faire pression sur les témoins. Nous ne sommes plus dans un état de droit.

sarko_bettenrcourt-44400-1-.jpg

Tout d'abord je vous conseille de lire l'entrevue des deux auteurs par L'express c'est édifiant. Je ne vous le résume pas car il faut le lire en entier et je ne vais pas tout recopier. C'est ici. Juste le titre de l'article : "Quand Sarkozy a quelqu'un dans le nez, il l'élimine"

Sarkozy déblaye devant lui au bazooka. Peu importe la faute. Ce qui génère la sanction est l'humiliation, c'est si Sarkozy a été vexé. Ou alors c'est qu'il faut un bouc émissaire. Regardez à Marseille, le super conquérant préfet jeté quelques mois après avoir été dit de lui qu'il était l'homme de la situation. Sarkozy c'est le clan des réseaux. Ses hommes sont partout, comme une pieuvre, le petit doigt sur la couture du pantalon.

Tout cela fait que l'affaire Karachi ne devient pas si invraisemblable que cela. Tout cela est une confirmation de l'impunité de Takieddine et de ses rapports étroits avec les Guéant, Hortefreux, Copé et Sarkozy et la Syrie et l'Arabie saoudite et la Libye et le Pakistan et les rétro-pots-devin selon Médiapart. Les commissions s'expriment en centaines de millions d'euros et la valse se fait au son des billets évaporés dans les paradis fiscaux.

Venons-en à Bettencourt. Cela est hallucinant. Tout y passe : pression judiciaire, juge démise car elle s'approche de trop près de la vérité, procureur vendu, témoin menacé par la police. Les grands moyens ont été mis en œuvre.

Commençons par la juge (L'Express) : 

Isabelle Prévost-Desprez, présidente de la 15e chambre du tribunal de grande instance de Nanterre, chargée puis dessaisie de l'affaire Bettencourt.

"Ce qui m'a frappée dans le supplément d'information que j'ai conduit, c'est la peur des témoins, confie Isabelle Prévost-Desprez. Ils étaient effrayés de la violence avec laquelle Claire Thibout avait été déstabilisée, ils ne voulaient pas connaître son sort. [...] Les témoins me demandaient avec crainte : "Dites, on ne va pas voir l'autre ?" L'autre, c'était Courroye. Donc, les témoins avaient peur de parler sur PV à propos de Nicolas Sarkozy", confie la juge.

[...] Sans la moindre hésitation, la magistrate lâche alors une bombe. Evoquant ces fameux témoins, situés dans l'entourage de Liliane Bettencourt, elle affirme : "L'un d'eux, hors procès-verbal, m'a dit qu'il avait vu des remises d'espèces à Sarko." La magistrate va plus loin : "Je suis certaine que Metzner [NDLR : avocat de la fille de Liliane Bettencourt] aurait fait citer l'infirmière de Liliane Bettencourt, qui a confié à ma greffière, après son audition par moi : "J'ai vu des remises d'espèces à Sarkozy, mais je ne pouvais pas le dire sur procès-verbal." Bref, ce procès représentait pour l'Elysée un risque majeur, il y avait 90 % de chances pour que ce soit déflagratoire. Il fallait me faire dessaisir, par tous les moyens. Il était impératif de me débarquer."

Des semaines durant, Isabelle Prévost-Desprez sent peser sur ses épaules une pression terrible. Elle a le sentiment d'être épiée, traquée jusque dans sa vie intime. Paranoïa ? Pas si sûr. "J'ai été l'objet de surveillances, c'est une évidence, mais je n'en ai rien à faire, je peux tout assumer dans ma vie, même si ça m'ennuie de savoir que certains utilisent des éléments de ma vie privée pour tenter de m'affaiblir. J'étais persuadée d'être sur écoutes. Des écoutes illégales, à mon avis. Cela a toujours été clair pour moi, je ne me pose même plus la question", assène-t-elle. 

Vous avez bien lu c'est écrit noir sur blanc : "L'un d'eux, hors procès-verbal, m'a dit qu'il avait vu des remises d'espèces à Sarko." La magistrate va plus loin : "Je suis certaine que Metzner [NDLR : avocat de la fille de Liliane Bettencourt] aurait fait citer l'infirmière de Liliane Bettencourt, qui a confié à ma greffière, après son audition par moi : "J'ai vu des remises d'espèces à Sarkozy, mais je ne pouvais pas le dire sur procès-verbal." 

On imagine très bien la peur d'un témoin avec Nicolas Sarkozy président de la République, ministre de l'intérieur, puissant et hargneux, avec ses affidés successivement eux aussi ministres de l'intérieur : Hortefeux et Guéant.

Evidemment cela conforte ce que disant Claire Thibout la comptable.

Écoutons-la : 

Claire Thibout, ex-comptable de Liliane Bettencourt.

"Donc, je leur raconte que les Bettencourt donnaient de l'argent à des politiques. Evidemment, ils veulent savoir qui. Et là, je leur raconte, notamment, comment de Maistre m'a demandé de l'argent... Et je détaille l'épisode Woerth-de Maistre, qui m'avait choquée, surtout parce qu'à l'époque Dédé, comme on surnommait André Bettencourt dans la maison, était malade et que Liliane n'avait plus toute sa tête. J'explique que de Maistre m'a demandé de retirer 150 000 euros destinés à Eric Woerth pour le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Là, j'ai vu que les policiers étaient satisfaits : "Ah, vous allez être délivrée d'un poids maintenant." Et ils sont repartis. Là, je me suis dit que cette histoire prenait quand même des proportions considérables, avec l'évocation du nom de Sarkozy et de sa campagne électorale." 

[Après plusieurs auditions éprouvantes, Claire Thibout part se mettre au vert.

[...] Les cousins de la comptable résident à Fourques, un patelin minuscule, dans le Gard. "J'étais épuisée et à bout de nerfs. J'ai débranché mon portable et j'ai été me coucher", se remémore Claire Thibout. Ses ennuis ne font pourtant que débuter.

Le lendemain matin, mercredi 7 juillet, vers 11 heures, elle se décide à rallumer son téléphone. Elle trouve un message de son avocat lui disant qu'elle doit rentrer à Paris, que la police la cherche d'urgence. Puis un gendarme sonne et lui enjoint de contacter la brigade financière [BF]. Inquiète, elle appelle, mais le policier de la BF dont le gendarme lui a donné le numéro est parti déjeuner. Elle décide donc de prendre la direction de la gare d'Avignon, afin de prendre un train pour Paris. A peine montée en voiture, son portable sonne : "Ne partez surtout pas, restez là où vous êtes, on vous donnera la marche à suivre", lui intime un policier. Retour vers Fourques, donc. "Et là, je découvre, ahurie, deux cars de CRS et plusieurs estafettes de gendarmerie devant la maison de mes cousins !"

[...] Finalement, au bout de plusieurs heures d'une attente angoissée, Claire Thibout est informée par téléphone qu'une équipe de la BF va descendre de Paris tout spécialement. Ils débarquent à 19 heures. "Ils m'ont fait peur, ils étaient quatre hommes et une femme et ont surgi par la cuisine plutôt que par l'entrée principale. Ils ont dit à mes cousins de "dégager", puis m'ont lancé : "Vous savez pourquoi on vient." [...] Les policiers voulaient me faire dire que Mediapart était un journal de voyous. Alors je leur ai répondu que je n'avais pas formulé ma réponse aussi précisément que ça, que j'avais dit qu'il y avait des politiques qui venaient à la maison, parmi lesquels Sarkozy, et que je me doutais qu'ils devaient recevoir de l'argent. Concernant Sarkozy, je me souviens d'avoir précisé que je n'avais pas de preuve, mais qu'il pouvait avoir touché de l'argent."

[...] "Et puis, glisse Claire Thibout encore émue, à un moment, comme je me sentais vraiment très mal, j'ai lâché sur un point précis, celui du financement éventuel de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, que les propos figurant dans l'article de Mediapart relevaient de la "romance". C'est cette expression qui sera ensuite utilisée pour tenter de décrédibiliser mon témoignage."

[...] "La conversation est revenue sur Sarkozy. Là, dans ce commissariat sinistre, face à plusieurs policiers déterminés, je me suis rendu compte de ce qui se passait. Je mesurais les conséquences de l'interview. Je me suis dit, s'agissant du passage sur Sarkozy : "Je ne peux pas assumer ça." Donc, je me suis contentée de dire qu'il "pouvait avoir touché", car, comme je l'ai toujours dit, je n'avais jamais été témoin direct d'une remise d'espèces à un politique. Mais les policiers n'étaient pas contents, ils voulaient que je leur dise que tout était faux. Ils subissaient eux-mêmes une incroyable pression. A chaque feuillet tapé, l'un des quatre policiers faxait le PV à sa hiérarchie et au parquet de Nanterre, qui rappelait pour faire changer tel ou tel mot." [...]
[Claire Thibout rentre à Paris.]

"C'est à ce moment-là que j'ai enfin remis la main sur mon carnet de 2007, que j'avais égaré chez moi." Une découverte très précieuse, car ce calepin donnait du crédit au récit de la comptable sur le point le plus sensible : la remise à Patrice de Maistre des fonds destinés à Eric Woerth. "Et là, soulagement, car les dates correspondaient, se remémore Claire Thibout. Les mentions confirmaient le rendez-vous et la remise de l'argent à de Maistre via Liliane et, le lendemain, l'existence d'un rendez-vous entre de Maistre et Woerth. Je n'avais pas écrit "Woerth" sur mon carnet mais "trésorier". [...] Et là, incroyable, voilà que les policiers essaient de me faire dire que le "trésorier" que je mentionnais dans mon carnet devait être Arnaud Benoît, le trésorier de... Clymène !"

[...] "Courroye [NDLR : procureur de Nanterre] ? Il était totalement de parti pris, il n'avait qu'un seul objectif : me faire revenir sur mes propos, lâche-t-elle dans un haussement d'épaules. Parce que, par la force des choses, j'avais été amenée à parler de financements politiques et à mettre en cause le président de la République, j'étais devenue en quelque sorte l'ennemi public n° 1, et tout ça pour avoir dit la vérité." Et le chef de l'Etat, qui s'est occupé personnellement de son cas ? "Quand j'ai entendu Nicolas Sarkozy faire allusion à moi à la télévision, j'ai ressenti un vertige. Je me suis dit : "Je suis au cœur d'une affaire d'Etat, moi !" [...] J'ai commencé à avoir des angoisses terribles." 

Lorsqu'on lit ce récit on se croit dans une république bananière et si c'est vrai avec un état mafieux qui envoie ses sbires, des policiers, pour intimider un témoin, avec un juge à sa botte pour plomber l'enquête. Tout le monde, enfin toute personne saine avait été affolée lorsqu'a été fait le récit de cette extravagante intervention de deux cars de CRS et de trois estafettes de gendarmerie pour venir cueillir en pleine soirée Claire Thibout dans sa famille. La confondait-on avec Ben Laden entouré de ses gardes du corps ? J'espère qu'un jour un des enfants de l'un ou l'autre de ces policiers ou gendarmes lui dira : tu es fier de toi ? Ils ont donc voulu lui faire varier sa déclaration, décrédibiliser Médiapart. Ils ont réussi à lui faire peur. Mais pas vraiment à lui faire tout changer. Sarkozy est quand-même nommé lors de sa deuxième version, mais de façon édulcoré. On y lit que les PV d'audition étaient envoyés illico presto et on en retrouvait une partie dans Le Figaro à l'époque, partie tronquée, mensongère par ce découpage qui faisait dire ce qui ne l'était pas. Avec beaucoup je pensais que Courroye devait se dessaisir de l'affaire ; dessaisir car il était nommément cité dans les enregistrements, dessaisir car il s'était fait rembourser par le ministère de Woerth son déménagement, dessaisir car il était trop proche de Sarkozy. Il a fini par l'être, mais du retard a été pris. C'est toujours ç a de gagner. Il faut tenir jusqu'aux élections. La justice est lente et notre presse paresseuse.

Pour résumer ces deux récits Nicolas Sarkozy aurait touché personnellement pour sa campagne de 2007 de l'argent liquide. A cela s'ajoute l'affirmation de Claire Thibout que 150 000 euros ont été remis par Maistre à Woerth. Il faut mettre cela en perspective avec l'affaire Karachi, avec Takieddine imposé par le clan Balladur et François Léotard, Takieddine qui s'est considérablement enrichi avec Karachi, Sawari II (Arabie saoudite), lui qui bénéficierait de la protection de la DGSE et de l'impunité fiscale (mais la justice s'intéresse à lui. L'avocat de sa femme divorcée - toutes ces affaires arrivent par les femmes : Bettencourt, veuve Wildenstein, ex-épouse Takieddine - a obtenu le gel de tous ses avoirs. Peut-être va-t-on trouver des cadavres dans les placards. On sait déjà que sur son carnet d'adresse les premiers noms sont Copé, Guéant, Hortefeux et Sarkozy), à rapprocher que c'est au ministère de l'intérieur que des affaires devaient se traiter ou se traitaient, bien qu'aucune compétence juridique ou technique ne fût à mettre au crédit de ce ministère, concernant la vente d'arme notamment concernant la Libye et en particulier des systèmes de protection contre l'occident quand Sarkozy trépignait en parallèle pour que la France réintègre le commandement intégré de l'OTAN. Nous ne rappellerons jamais assez que Nicolas Sarkozy a reçu par deux fois en grandes pompes Kadhafi et Assad, tous deux accusés des pires sévices sur la population de leur pays, Sarkozy qui veut faire oublier les contrats avec la Libye, son attitude avec Kadhafi en criant victoire quand le pays a été mis à feu et à sang par une guerre qui devait durer 48 heures selon l'expert Juppé, repris de justice, et qui en a duré plus de quatre mois. Si demain Kadhafi est condamné pour une bonne partie de son règne il faudra se souvenir que lorsqu'il était au pouvoir Sarkosy l'a embrassé sur la bouche durant cette même période sanguinaire pour laquelle il pourrait perte jugé. On appellera Sarkozy à la barre pour témoigner (à décharge ?). J'imagine bien Vergès le faire.

Il est évident qu'une telle révélation ne peut rester sans suite. Au pouvoir on parle de boules puantes. On en est là. Ce vocabulaires de guerre des boutons quand il s'agit de forfaiture, de campagne illégale, de corruption, de détournements de la loi, de démocratie assassinée. Pour le moins Sarkozy qui porte plainte pour une poupée Vaudou devrait sans attendre une seconde porter plainte en diffamation. Il est évident que les juges de Bordeaux se doivent de toute urgence d'entendre l'infirmière et la juge Prévost Desprez. Il va de soi qu'une enquête doit être menée sur le procureur Courroye qu'une autre enquête doit être menée sur les policiers qui ont fait pression sur Claire Thibout et sur les gendarmes qui ont fait de même. Une enquête se doit aussi d'être lancée pour savoir pour quelles raisons deux camionnettes de CRS et trois estafettes de gendarmes sont allées se positionner devant le lieu de repli de Claire Thibout. Quel juge et à partir de quelle loi a-t-il autorisé un tel déploiement de force ? Il faudra aussi lancer une enquête afin de savoir si c'est Guéant qui a organisé les fuites dans le Figaro comme il y a eu une enquête dans les fuites du Monde, enquête déclarée illégale (Courroye devrait s'en expliquer).

Ce pouvoir est exactement ce que l'on appelle une ploutocratie. Mais ce n'est pas que cela c'est un pouvoir qui a des méthodes de voyous, de gangsters. Si ce que disent ces journalistes et ces témoins est la vérité on doit être un des pays les plus corrompus au monde, un pays dont les lois sont bafouées, les règles piétinées, les services de l'état mis au service d'une caste qui ne respecte aucune morale et qui a une arrogance folle. Le sentiment d'impunité de ce pouvoir a atteint un sommet qu'il sera difficile de dépasser.

Mais il faut aussi ajouter ce témoignage - est-il vrai ? Si c'est le cas, c'est la mafia qui est au pouvoir - que l'on oublie un peu vite, témoignage qu'il faudra rapprocher de l'appartement de la Jatte pour lequel on attend toujours les factures comme on attend toujours que dans la déclaration de fortune de Sarkozy apparaissent sa collection de timbre et qu'il nous explique pourquoi aucune vaisselle et aucun meuble n'y figure. C'est sans doute là la raison d'avoir accepté que Kadhafi plante sa tente dans nos jardins. On mange le couscous avec les doigts en en faisant des boulettes que l'on trempe dans la sauce. Là, notre pouvoir trempe dans des eaux à l'odeur pestilentielle.

Jacques Dupuydauby, sulfureux homme d'affaires, a connu en Afrique de beaux succès et des déboires, à cause, selon lui, de l'inimitié de Nicolas Sarkozy, qui remonterait à un déjeuner entre les deux hommes, en 1983, quand le futur président n'était encore que le jeune maire de Neuilly. Récit de la rencontre.

"[...] Et là, il a commencé à me décrire, avec un aplomb invraisemblable pour un type de son âge, ce qu'il pensait que serait son parcours politique. Il m'a dit qu'une fois élu député il serait secrétaire d'Etat, puis ministre. Ensuite, bien sûr, il viserait Matignon. Et enfin, pourquoi pas, l'Elysée ! Je n'en revenais pas, j'étais soufflé. [...] Il m'a dit : "Vous le savez, pour une carrière politique d'envergure, il faut de l'argent, beaucoup d'argent." Il a enchaîné par cette phrase que je n'oublierai jamais : "Il y a deux catégories de personnes : celles qui vont m'aider, qui seront mes amies, et celles qui ne vont pas m'aider, qui seront mes ennemies." Il a poursuivi : "J'ai un cabinet d'avocats. Prenez-moi comme avocat-conseil et tous les mois je vous enverrai une facture." Je lui ai répondu : "Mais notre société a déjà des avocats, vous ferez quoi ?" Il a souri et m'a lancé : "Allons, vous comprenez bien ce que je veux dire, non ?" Bien sûr que j'avais compris. Il voulait une convention d'honoraires pour des prestations fictives." 

D'un geste du bras, Jacques Dupuydauby mime Nicolas Sarkozy : "Il a sorti un papier de sa poche : il avait préparé un projet de contrat ! J'ai été stupide, j'aurais dû le garder. Mais j'ai été tellement choqué que je ne l'ai pas pris. Il y avait un montant mensuel inscrit dessus, c'était très élevé. [...] Je lui ai dit que je ne mangeais pas de ce pain-là, que quand je payais des avocats, c'était pour qu'ils travaillent. Il l'a très mal pris, le repas s'est fini là-dessus. Avant de partir, il m'a lâché : "Je m'en souviendrai." Il a tenu parole, effectivement, il s'en est souvenu ! Ce déjeuner m'a coûté cher, il m'a même pourri la vie !"

Ce que décrit ce témoin c'est tout simplement de la corruption anticipée avec des prestations fictives ou même de l'extorsion de fonds. C'est bien Nicolas Sarkozy qui est cité, pas un autre. Cette déclaration devrait faire aussi l'ouverture d'une enquête approfondie sur Sarkozy. A-t-il eu nombre de contrats fictifs ?

Voyez-vous nous atteignons là des sommets où hurler devient insuffisant. Peut-être qu'il nous reste des fourches à brandir ? 

Pour l'affaire Bettencourt c'est dans ce livre gratuit et mis à jour (aujourd’hui 16é version du 3 août 2011, 180 pages, plus de 160 références, plus de 150 dates, de nombreuses copies de documents incontestables, une quarantaine de personnes liées directement ou indirectement à Woerth) : Les petites affaires de l’Immaculé Eric 

Il nous reste moins de neuf mois pour nous débarrasser de ce pouvoir. Faisons notre Révolution en 2012, et avant si possible.

Imhotep

Source :Agoravox

Publié dans France

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article